Environnement économique | le 3 juillet 2020

L’activité économique française continue de se redresser

Selon l’Insee et les informations disponibles mi-juin, l’activité économique française continue de se redresser par rapport aux semaines précédentes.

On peut noter qu’au mois de juin, cette activité serait seulement 12 % en dessous de son niveau d’avant-crise. Plus d’un mois après le début de la sortie du principe de confinement, les pertes d’activité économique seraient à peu près trois fois moindres que celles qui avaient été envisagées au début dudit confinement. Au deuxième trimestre de cette année et compte tenu des estimations des mois passés, ce scénario conduirait à une diminution du PIB de l’ordre de 17 %, après –5,3 % au premier trimestre.

Des nouvelles données sont venues enrichir les estimations de pertes d’activité des mois de mars et avril : l’indice de la production industrielle établi par l’Insee et les déclarations de chiffres d’affaires d’activités des entreprises. La perte d’activité économique est donc légèrement révisée à la baisse mais demeure toujours proche d’un tiers pour un mois complet (–16 % en mars, puis –29 % en avril, contre respectivement –18 % et 1.

Les prévisions d’activité économique s’appuient notamment sur différentes études et enquêtes menées ces derniers temps. On interroge notamment les sociétés sur leur rythme anticipé de reprise d’activité. Leurs réponses réparties par branches permettent d’établir, à partir des estimations des pertes d’activité économique passées et présentées dans les points de conjoncture, un scénario de reprise de l’activité pour le mois de juin. –35 % estimés en moyenne dans les Points de conjoncture des 26 mars, 9 et 23 avril).

Pour le mois de juin et suivant des informations et données disponibles mi-juin, l’activité économique nationale continuerait de se rétablir : la perte s’afficherait à 12 % par rapport à une situation dite « normale », après –22 % en moyenne sur le mois précédent. Cette estimation est légèrement plus favorable que celle du précédent point (–14 %) et trouve ses explications notamment par le bon déroulement du déconfinement sur le plan sanitaire et la levée graduelle des mesures d’endiguement de l’épidémie. Le trafic de fret ferroviaire, indicateur notoire global d’activité, continue de se rehausser progressivement, témoignant de cet éclaircissement général du paysage économique. La reprise de l’activité se matérialiserait dans l’ensemble des branches de l’économie. Cette poursuite de la reprise de l’activité économique est visible dans l’ensemble des branches dans lesquelles l’activité est autorisée. La perte d’activité économique aurait notamment été divisée par presque deux dans la construction par rapport à mai (–34 % contre –55 %) reflétant la reprise des chantiers. Dans l’industrie, la perte d’activité ne serait plus que de 15 % contre 25% au mois de mai.

Bien que la reprise du travail se soit poursuivie et même si la consommation des ménages s’est en grande partie rétablie, la production industrielle resterait encore affaiblie notamment par une demande internationale toujours faible et d’importants stocks à écouler. Dans les services marchands, la perte d’activité économique se situerait à quelque chose près au même niveau que dans l’industrie. Si des fermetures et limitations d’activité ont impacté la production de services jusqu’à la mi-juin, l’assouplissement réglementaire annoncé le 14 juin pourrait impliquer une remontée, plus active que durant le mois écoulé, de l’activité économique de certaines branches particulièrement affectées par la crise (hébergement-restauration, services de transports, activités culturelles et sportives etc.). En logique trimestrielle, l’activité économique déclinrerait de l’ordre de 17 % au deuxième trimestre (après –5,3 % au premier), une prévision revue à la hausse par rapport à celle publiée le 27 mai (–20 %).

CC. (Source Insee)

Vous avez aimé cet article ? Partagez-le avec vos amis !
Share on Facebook
Facebook
Tweet about this on Twitter
Twitter
Share on LinkedIn
Linkedin